Auteur : Aurélie Wellenstein
Editions : Scrineo
Pages : 336
Date de sortie : 29 mars 2018
Tome : unique
Prix : 16,90€
Genre(s) : Fantasy

 

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Résumé :

Un récit psychologique sombre et violent sur le traumatisme, la résilience, la vengeance. Un roman initiatique magistral. 

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses.
Enfin, la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L’occasion pour Faolan de prendre sa revanche.
Sa vengeance aura-t-elle le goût du sang ?

Mon Avis :

Je continue mes chroniques des finalistes du PLIB 2019 avec ce roman sombre et torturé qui m’a particulièrement marquée.

Ce roman est de loin le plus sombre et le plus violent des finalistes et pourtant je l’ai beaucoup aimé. L’autrice a imaginé un univers très sombre et marqué par la violence. Dès les premières pages, le ton est donné. Nous sommes confrontés à des scènes de viols, de violence et de cannibalisme. Oui, vous avez bien lu. Le cannibalisme joue un rôle important dans ce roman. Je ne vous cache pas que j’ai dû m’y prendre à deux fois pour réussir à rentrer dans l’histoire tellement cet aspect m’a écœurée.

Faolan est un personnage particulièrement complexe. Enfant, il a assisté aux viols de sa mère et de sa petite sœur et à la mort de son père qui fut ensuite mangé par le chef du clan victorieux de la précédente quête du Dieu Oiseau. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il devient son esclave et doit subir toutes sortes de tortures imaginées par l’esprit pervers de Torok. Malgré la violence de tout ce qu’il a subi, je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie pour Faolan. Je l’ai trouvé aussi pervers et violent que Torok, voire même plus que lui car aveuglé par le désir de vengeance.

Malgré la violence du monde imaginé et la perversion omniprésente, j’ai beaucoup aimé ce roman car la plume d’Aurélie Wellenstein est riche. Elle parvient à utiliser la littérature de l’imaginaire pour mettre en avant le côté obscur de la nature humaine et ses conséquences. Le récit est dynamique, bien rythmé et tout simplement addictif. Malgré la violence et le cannibalisme, j’ai eu du mal à lâcher ce roman. C’est clairement un roman qui ne laisse pas indifférent.

 

Ma Note : 4/5