Auteur : Ghjacumu Thiers
Editions : Albiana
Pages : 192
Date de sortie : 1er avril 2015
Tome : unique
Prix : 15€
Public : Tout Public

 

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Résumé :

« Quand Loulou s’est jeté, je n’ai rien vu, je n’ai rien entendu. Nous, les petits, ils nous laissent toujours de côté. S’il y a quelque chose de plaisant ou d’amusant, ce n’est jamais le moment car c’est toujours l’heure de faire autre chose : manger, boire, dormir, et puis aussi maintenant, depuis peu, il faut même se laver les dents ! S’il se produit un accident ou un événement triste, c’est encore pire ! Ils prennent prétexte que nous sommes trop jeunes et ils ne nous disent rien. J’ai mis un bon moment à comprendre que les miettes, c’est nous. À force de réfléchir, j’ai compris que quand les grands disent aux autres de se taire parce qu’il y a des miettes, eh bien, l’expression désigne les enfants quand ils sont petits. S’il se passe quoi que ce soit dans le voisinage, ils nous bouchent les oreilles. Et quand il y a quelque chose à voir, ils nous mettent les mains sur les yeux. C’est pour ça que je me méfie toujours… Les grands, je ne sais pas si c’est la même chose ailleurs mais, chez nous, ce sont de vrais dangers. Ils vous bouchent la vue, oui, ils vous bouchent la vie. »

Mon Avis :

J’ai reçu ce livre dans le cadre de ma collaboration avec la maison d’édition Albiana. Je tiens à les remercier de leur confiance.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre lorsque j’ai commencé ma lecture car il n’y a pas de résumé sur la quatrième de couverture mais seulement un extrait du livre. Il m’a fallu pas mal de temps avant de rentrer dans le récit pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’ai pas tout de suite été capable d’identifier le narrateur. La cour des chats dresse le portrait d’une communauté vivant autour d’une cour d’immeuble vu à travers les yeux d’une petite fille dans la première et la dernière partie alors que le milieu du roman est raconté à la troisième personne. Ce changement de narrateur m’a vraiment surprise.

J’ai également eu des difficultés à accrocher à l’histoire. Je n’ai pas réussi à m’attacher à la narratrice ou aux différents habitants de la cours. Néanmoins, j’ai trouvé que ce roman permettait de se faire une bonne idée de la vie pas toute rose telle qu’elle pouvait être dans un quartier populaire corse au début des années 1950. L’auteur mets également en avant certaine spécificité de l’île que j’ai bien aimé découvrir.

Au final, La cour des chats est un roman loin d’être facile mais qui mets en lumière les difficultés auxquelles pouvaient être confronté les classes sociales les moins aisées il y a environ 70 ans.

 Ma Note : 3/5