Auteur : Jørn Riel
Editions : 10/18
Pages : 192
Date de sortie : 21 janvier 1999
Tome : 5
Prix : 6,60€
Public : Tout Public

9782264026873

 

Résumé :

Le versant arctique de l’œuvre de Jørn Riel (dédié pour une part à Paul-Émile Victor les deux hommes se sont côtoyés sur l’île d’Ella, pour l’autre à Nugarssuguaq, la petite fille groenlandaise de Jørn Riel) est d’abord constitué de la série des Racontars arctiques, suite de fictions brèves ayant toujours pour héros ou antihéros magnifiques les mêmes trappeurs du Nord-Est groenlandais, paumés hâbleurs, écrivain de pacotille, tireur myope, philosophe de comptoir devant un imbuvable tord-boyaux, bourrus bienveillants, amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme. Au-delà du rire, parce que ces livres sont de nature à dérider les plus mélancoliques, c’est bien toute une nouvelle vision du monde que nous offre Jørn Riel. Celui qui a vécu le désert, désert de sable ou désert de glace, sait aller à l’essentiel.

Mon Avis :

Le voyage à Nanga est un recueil de nouvelles mettant en scène une dizaine de trappeurs vivant au Nord-Est du Groenland, dans des conditions de vie loin d’être facile. Tout au long de la quinzaine de nouvelles, nous allons découvrir leurs aventures dans le froid polaire.

Ce recueil est en réalité le cinquième tome de la saga Racontars Arctiques. N’ayant pas lu les tomes précédents, j’ai parfois été un peu perdue au milieu de toute cette galerie de personnage. En effet, certaines nouvelles font directement référence à des évènements qui se sont déroulés dans les tomes précédents et j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver. Néanmoins, les éléments clefs des tomes précédents sont rappeler en quelques lignes ce qui permet de découvrir les Racontars dans le désordre si on le souhaite.

J’ai beaucoup aimé découvrir la dure réalité de la vie dans le cercle arctique. Entre les périodes de nuit perpétuelles où rien ne permet d’avoir une idée du temps qui passe, les terribles tempêtes, la solitude et les dangers de l’inlandsis, vivre dans le Nord du Groenland est loin d’être facile. Bien que l’action date un peu (vers 1950 environ je pense), il suffit de voir comment vivent les trappeurs contemporains dans des régions similaires (comme en Alaska par exemple) pour comprendre que la vie dans le Grand Nord n’a pas énormément évoluée …

Au final, je recommande les récits de Jørn Riel à ceux d’entre vous qui auraient envie de découvrir les modes de vie des trappeurs qui vivent dans le cercle arctique. Ce sont des portraits assez vivants d’une communauté vraiment très particulières. Un beau moyen de voyager sans quitter son canapé …

Ma Note : 3,5/5