Auteur : Jean Anglade
Editions : Pocket
Pages : 251
Date de sortie : 7 décembre 2000 (édition originale : 1975)
Tome : unique
Prix : 5,40€
Public : Tout Public

9782266109819

 

Résumé :

Elle a dit au revoir à ses poules, rangés ses affaires dans son baluchon, fermé les volets de sa maison. Prête pour l’ultime aventure, à vingt kilomètres de là…

« Le Doux Repos », un nom qui promet tant : activités ludiques, repas à heures fixes, nouveaux compagnons et service impeccable ! Pour Mathilde, qui a toujours vécu au fil des saisons – « nom de gueux ! » –, cohabiter avec les angoisses et les lubies de Lulu, Mauricette et autres édentés relève d’une expérience stupéfiante et drolatique ! Car pout Mathilde, digne et bonhomme, si l’âge est bien là, la vie frémit, toujours …

Mon Avis :

Ce roman c’est avant tout un portrait de la vieillesse. Du haut de ses 80 ans, Mathilde doit quitter la ferme où elle a toujours vécu pour s’installer dans une maison de retraite située à une vingtaine de kilomètres de là. En sa compagnie, le lecteur va pouvoir découvrir les différents résidents du « Doux Repos ». C’est un tableau pas forcément très joyeux que Jean Anglade nous dresse. Entre les différentes maladies des uns et des autres (certains jouent d’ailleurs à comparer leurs maux), l’indifférence des proches, le manque d’intimité, les visites intéressées … Le Tilleul du soir nous permet de découvrir la dure réalité des maisons de retraites à la fin des années 1970. Bien que datant un peu, le portrait dressé par Jean Anglade fait encore écho à la situation actuelle de certaines personnes âgées.

Le comportement de certains visiteurs vis-à-vis de leurs proches résidants à la maison de retraite m’a vraiment mis en colère. Je pense notamment à un fils qui ne cesse de faire miroiter à sa mère son éventuelle sortie de la maison de retraite pour l’installer chez lui. A chacune de ses visites, il trouve un nouvel argument pour repousser sa promesse. Révoltant … Mais c’est pourtant une des dures réalités que doivent affronter certaines personnes placées en maison de retraite.

Je me suis vite attachée à Mathilde qui est encore vive et ne comprends pas vraiment ce qu’elle fait au « Doux Repos ». Elle qui a vieilli au milieu de ses poules, chèvres et autres animaux de fermes, a bien du mal à s’habituer au rythme de la maison de retraite. C’est un personnage que j’ai trouvé très bien construit car elle a un vécu qui influe sur ses envies, sur sa façon de voir les choses.

Pour résumer, ce roman dresse le portrait d’une génération vieillissante dont personne (ou presque) ne veut s’occuper. Un roman pas forcément tout rose mais qui touche un sujet qui reste, malgré tout, d’actualité.

Ma Note : 3.5/5